Pour bien se développer
votre épargne
à besoin de PROTECTION

Par Christian LAUTOUR



De quel taux parlons-nous?

Nouveau sujet de conversation au Café du Commerce, les fluctuations des taux d'intérêts font chaque jour l'objet de savants commentaires dans les médias. Les épargnants, sensibilisés par la baisse de rendement des dépôts à vue, sont sollicités par de multiples propositions leur faisant miroiter des taux alléchants.

Dans cette guerre des taux il convient de garder la tête froide et de ne pas perdre de vue quelques points de repère. Ce qui compte c'est la somme nette qui vous sera remise le jour où vous viendrez récupérer votre argent. Quand vous voulez apprécier un taux à sa juste valeur, vous avez à effectuer un certain nombre de corrections, en plus ou en moins.

1) RETRANCHER DU TAUX :

– l'inflation. Certes elle a fortement baissé ces dernières années, mais il faut encore compter avec elle : environ de 1.5 à 2 % en France. Elle peut redémarrer (surchauffe économique, déficits publics, troubles sociaux...).


– les impôts & la CSG/RDS. Le taux que l'on vous propose est-il brut ou net d'impôts ? Un certain nombre de placements bénéficient d'un encouragement fiscal sous forme d'exonération de l'impôt sur les plus-values. Ce régime est lié à la durée du placement. Si vous deviez retirer votre épargne avant l'échéance prévue, vous auriez à payer l'impôt sur la plus-value.

– les pénalités. Elles sont quelquefois prévues, en cas de retrait anticipé. En faire préciser l'incidence sur le taux final.

– les droits d'entrée, frais de souscription et éventuellement frais de dossier (5 % environ), sont déduits dès le départ des sommes versées. Le taux du contrat ne s'applique donc que sur la différence (épargne nette investie). Ces frais sont négociables en fonction de l'importance du dépôt.

– les frais de gestion : ils sont en général inférieurs à 1 % et sont calculés sur l'en-cours géré.

 Attention : des frais de souscription réduits cachent quelquefois des frais de gestion élevés, lesquels se renouvellent chaque année.

2) AJOUTER LA PARTICIPATION AUX BÉNÉFICES

– Les bénéfices distribués aux souscripteurs constituent leur seule rémunération. Vérifier que cette participation correspond bien à 100 % des bénéfices.

– Vérifier que le taux annoncé dans la publicité est le taux de l'année (et non le taux versé les années précédentes).

 

Retrouvons des certitudes

Nous sommes entrés depuis quelques décennies dans une ère de mouvances : mouvance des économies, mouvance des fiscalités, mouvance des capitaux ! On peut en ressentir un certain malaise.

Il semble que rien ne subsiste des principes et des valeurs qui formaient depuis des générations la base d'une bonne gestion patrimoniale. La pierre est remise en cause. Elle a cessé d'être un investissement de tout repos lorsque les acquéreurs se sont rendu compte que les intérêts de leurs emprunts n'étaient plus remboursés par l'inflation. En Bourse, les valeurs de père de famille font des parcours incertains, au gré des mouvements de capitaux étrangers, des projets de fusion, de restructuration, d'OPA dont les finalités échappent le plus souvent aux non-initiés. Pendant quelques années les financiers ont marché sur la tête : l'épargne à vue ou à court terme était mieux rémunérée que le long terme ! Ce fut l'heure de gloire des sicav monétaires. La baisse des taux et quelques dispositions fiscales sont venues remettre les choses au pas.

Cherchant à dominer les mouvements erratiques de l'économie et de la finance, les princes qui nous gouvernent encouragent un jour l'épargne, le lendemain l'investissement, le surlendemain la consommation. Des mesures fiscales contradictoires se succèdent à un rythme accéléré, ce qui ne manque pas de semer un peu plus la confusion dans les esprits.

Dans un tel environnement, que nous dicte le bon sens ? De garder les pieds sur terre.

  1. Il faut se résoudre à ne compter que sur soi. On ne récolte que ce que l'on a semé. En particulier cela est vrai plus que jamais en ce qui concerne la prévoyance et les retraites.

  2. Il n'y a pas de vérité universelle. Ce qui est bon pour vous n'est pas forcément bon pour votre voisin. Chaque formule de placement a ses qualités et l'envers de ses qualités. Bien choisir, c'est d'abord définir clairement vos objectifs et vous fixer des priorités.

  3. Il faut savoir prendre des risques calculés. Choisir le long terme c'est toujours prendre un pari sur l'avenir. Mais il n'existe pas de bon rendement sans un effort de durée.

  4. Ménagez-vous des portes de sortie. Évaluez les avantages et les inconvénients d'une interruption anticipée de vos contrats. Restez libre de décider à tout moment selon votre intérêt.

  5. Pensez que l'avenir peut réserver des surprises. Le vent tourne parfois pour les vedettes du “business”. Les compagnies d'assurances aussi doivent nous apporter la preuve de leur solvabilité.

  6. Sachez faire confiance à un assureur dont le métier est de prévoir l'imprévisible.