De quel taux
parlons-nous?
Nouveau sujet de conversation au Café du
Commerce, les fluctuations des taux d'intérêts font
chaque jour l'objet de savants commentaires dans les
médias. Les épargnants, sensibilisés par la baisse de
rendement des dépôts à vue, sont sollicités par de
multiples propositions leur faisant miroiter des taux
alléchants.
Dans cette guerre des taux il convient de garder la tête
froide et de ne pas perdre de vue quelques points de
repère. Ce qui compte c'est la somme nette qui vous sera
remise le jour où vous viendrez récupérer votre
argent. Quand vous voulez apprécier un taux à sa juste
valeur, vous avez à effectuer un certain nombre de
corrections, en plus ou en moins.
1) RETRANCHER DU TAUX :
l'inflation.
Certes elle a fortement baissé ces dernières années,
mais il faut encore compter avec elle : environ de 1.5 à 2 % en
France. Elle peut redémarrer (surchauffe économique,
déficits publics, troubles sociaux...).

les impôts & la CSG/RDS. Le taux que l'on
vous propose est-il brut ou net d'impôts ? Un certain
nombre de placements bénéficient d'un encouragement
fiscal sous forme d'exonération de l'impôt sur les
plus-values. Ce régime est lié à la durée du
placement. Si vous deviez retirer votre épargne avant
l'échéance prévue, vous auriez à payer l'impôt sur
la plus-value.
les pénalités. Elles sont
quelquefois prévues, en cas de retrait anticipé. En
faire préciser l'incidence sur le taux final.
les droits d'entrée, frais de
souscription et éventuellement frais de dossier (5 %
environ), sont déduits dès le départ des sommes
versées. Le taux du contrat ne s'applique donc que sur
la différence (épargne nette investie). Ces frais sont négociables
en fonction de l'importance du dépôt.
les frais de gestion : ils sont
en général inférieurs à 1 % et sont calculés sur
l'en-cours géré.
Attention : des frais de souscription
réduits cachent quelquefois des frais de gestion
élevés, lesquels se renouvellent chaque année.
2) AJOUTER LA PARTICIPATION
AUX BÉNÉFICES
Les bénéfices distribués
aux souscripteurs constituent leur seule rémunération.
Vérifier que cette participation correspond bien à 100
% des bénéfices.
Vérifier que le taux annoncé dans la publicité
est le taux de l'année (et non le taux versé les
années précédentes).
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Retrouvons des certitudes
Nous sommes
entrés depuis quelques décennies dans une ère de
mouvances : mouvance des économies, mouvance des
fiscalités, mouvance des capitaux ! On peut en
ressentir un certain malaise.
Il semble que rien ne subsiste des principes et des
valeurs qui formaient depuis des générations la
base d'une bonne gestion patrimoniale. La pierre est
remise en cause. Elle a cessé d'être un
investissement de tout repos lorsque les acquéreurs
se sont rendu compte que les intérêts de leurs
emprunts n'étaient plus remboursés par l'inflation.
En Bourse, les valeurs de père de famille font des
parcours incertains, au gré des mouvements de
capitaux étrangers, des projets de fusion, de
restructuration, d'OPA dont les finalités échappent
le plus souvent aux non-initiés. Pendant quelques
années les financiers ont marché sur la tête :
l'épargne à vue ou à court terme était mieux
rémunérée que le long terme ! Ce fut l'heure de
gloire des sicav monétaires. La baisse des taux et
quelques dispositions fiscales sont venues remettre
les choses au pas.
Cherchant à dominer les mouvements erratiques de
l'économie et de la finance, les princes qui nous
gouvernent encouragent un jour l'épargne, le
lendemain l'investissement, le surlendemain la
consommation. Des mesures fiscales contradictoires se
succèdent à un rythme accéléré, ce qui ne manque
pas de semer un peu plus la confusion dans les
esprits.
Dans un tel environnement, que nous dicte le bon sens
? De garder les pieds sur terre.
- Il faut
se résoudre à ne compter que sur soi. On ne
récolte que ce que l'on a semé. En
particulier cela est vrai plus que jamais en
ce qui concerne la prévoyance et les
retraites.
- Il n'y
a pas de vérité universelle. Ce qui est bon
pour vous n'est pas forcément bon pour votre
voisin. Chaque formule de placement a ses
qualités et l'envers de ses qualités. Bien
choisir, c'est d'abord définir clairement
vos objectifs et vous fixer des priorités.
- Il faut
savoir prendre des risques calculés. Choisir
le long terme c'est toujours prendre un pari
sur l'avenir. Mais il n'existe pas de bon
rendement sans un effort de durée.
- Ménagez-vous
des portes de sortie. Évaluez les avantages
et les inconvénients d'une interruption
anticipée de vos contrats. Restez libre de
décider à tout moment selon votre
intérêt.
- Pensez
que l'avenir peut réserver des surprises. Le
vent tourne parfois pour les vedettes du
business. Les compagnies
d'assurances aussi doivent nous apporter la
preuve de leur solvabilité.
- Sachez
faire confiance à un assureur dont le
métier est de prévoir l'imprévisible.
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